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La conjugaison française : une montagne… qui rapetisse quand on l’observe de près

Dernière mise à jour : 16 nov. 2025


Une montagne, un océan, un gouffre… C'est souvent ainsi que les apprenant·es — francophones comme allophones — décrivent la conjugaison française. Immense. Complexe. Effrayante.


Mais cette peur n’est pas une fatalité. Et parfois, il suffit de remettre les choses en perspective pour réaliser que la conjugaison est bien plus logique — et bien moins hostile — que ce que l’on croit.


Voici, en chiffres et en explications simples, de quoi apprivoiser ce “monstre” grammatical.


4000 : le chiffre qui rassure immédiatement


Environ 4000 verbes du premier groupe, ceux qui se terminent par -ER. Ils représentent 90% des verbes français. Et la bonne nouvelle ?


➡️ Leur modèle est régulier, prévisible, stable.


C’est la partie de la conjugaison la plus accessible. Si vous maîtrisez un verbe comme parler, vous ouvrez la porte à des milliers d’autres.


300 : le deuxième groupe, tout aussi régulier


Environ 300 verbes en -IR, parfaitement réguliers. Une fois le modèle appris, vous les connaissez tous.


➡️ Un investissement minimal pour un maximum d’efficacité.


485 : le troisième groupe, le fameux “groupe compliqué”


Ce groupe rassemble environ 485 verbes irréguliers.C’est là que se concentrent les défis… et les exceptions.

Réjouissons-nous :

➡️ Ils représentent à peine 10% des verbes français.


Oui, ils demandent un peu plus de concentration. Mais ils ne sont ni aussi nombreux ni aussi chaotiques qu’on le pense.


10 : les verbes les plus utilisés


Les 10 verbes les plus fréquents en français sont…tous du troisième groupe.


Les voici :être, avoir, aller, faire, dire, pouvoir, voir, vouloir, venir, devoir.

Ils sont irréguliers, certes. Mais ils reviennent constamment dans la langue.


➡️ Les apprendre en priorité est donc le meilleur investissement possible.


2 : une autre manière de classer les verbes


Certains linguistes recommandent une classification plus simple :

  • Verbes en -ER (réguliers)

  • Tous les autres (irréguliers)


C’est moins académique, mais parfois plus lisible pour les apprenant·es.


1 : un cas fascinant


Un seul verbe en -RE se conjugue comme les verbes du deuxième groupe :

➡️ maudire.


Un joyeux petit rebelle grammatical.


Bonus culturel : vivants vs. morts


Les verbes du premier et deuxième groupe correspondent aux conjugaisons vivantes de la langue.


Pourquoi ? Parce qu’on invente encore des verbes réguliers comme télétravailler, liker, scanner


Le troisième groupe, lui, regroupe des conjugaisons mortes : on n’y crée plus de nouveaux verbes.


➡️ Cela signifie que les irrégularités n’augmenteront jamais. Une excellente nouvelle !


Conclusion : la conjugaison n’est pas un gouffre, mais un terrain balisé

Avec les bons repères, la conjugaison cesse d’être un défi terrifiant. Elle devient une structure logique, stable et finalement… plutôt rassurante.

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