Enseigner, coacher, apprendre : le cercle vertueux de l’empathie
- Gaëlle Miani

- il y a 3 jours
- 2 min de lecture

« Prêcher par l'exemple » — ou practice what you preach, comme m’est d’abord venue l’expression — a pris une forme très concrète dans mon quotidien de coach et d’enseignante. En cherchant l’équivalent français, j’ai découvert qu’on utilisait aussi « prêcher d’exemple », expression référencée dans le Larousse. Une belle invitation à la cohérence, n’est-ce pas ?
Et si je partage cette anecdote, c’est parce qu’elle dit tout de ma pratique :
👉 je ne demande jamais à mes apprenant·es ce que je ne suis pas prête à vivre moi-même.
Travailler hors des projecteurs : l’humain avant l’algorithme
Je ne passe pas mes journées sur les réseaux à optimiser ma visibilité. Je consacre mon temps aux personnes que j'accompagne, à leurs mots, à leurs objectifs, à leur confiance qui se construit pas à pas.
C’est aussi cela, prêcher d’exemple :se centrer sur l’essentiel, pas sur le bruit.
Enseignante ou Neurolanguage Coach® ? Une différence de posture
Dans mon travail, j’endosse deux rôles :
🔹 l’enseignante, qui dirige, structure, explique ;
🔹 la coach, qui accompagne, écoute, ouvre des chemins et active les ressources du cerveau.
Ces deux postures peuvent être profondément bienveillantes — pour peu qu’elles soient réellement centrées sur l’apprenant·e. Mais la posture de coach engage une responsabilité supplémentaire :
👉 comprendre ce que vivent celles et ceux que j’accompagne.
D’où l’importance de me replonger régulièrement dans l’apprentissage d’une langue.
Apprendre pour comprendre : l’italien, l’allemand… et la vulnérabilité
En 2023, j’ai passé — et réussi — l’examen C1 d’italien. Un accomplissement qui m’a apporté autant de joie que de sueurs froides.
Depuis, je me suis remise à l’allemand. Et soyons honnêtes : ce n’est pas facile tous les jours. Je ressens la peur du ridicule, la perte de mots, la frustration de ne pas aller plus vite… Bref, tout ce que vivent mes élèves.
Mais j’expérimente aussi ce que je souhaite transmettre :
✨ la satisfaction d’un petit progrès,
✨ la clarté d’une épiphanie,
✨ l’énergie d’un moment de compréhension,
✨ la joie simple de constater que mon cerveau apprend, encore et toujours.
Pourquoi je continue : remettre l’humain au centre
C’est pour cela que j’offre à mes apprenant·es un espace où :
💛 se sentir en sécurité,
💛 expérimenter sans jugement,
💛retrouver le plaisir — parfois oublié — d’apprendre,
💛 prendre confiance dans leur capacité à progresser.
C’est là que se joue la magie de l’apprentissage. Et c’est ce qui me pousse, chaque jour, à apprendre encore.
Prêcher d’exemple, pour moi, c’est ça :mettre du ❤ pour faire pétiller les 🧠.

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