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Au-delà de la peur : là où l’apprentissage commence vraiment

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Et si la peur n’était pas un obstacle à l’apprentissage, mais une invitation à grandir ? Pour les enseignant·es comme pour les apprenant·es, sortir de sa zone de confort est synomyme d'insécurité, mais c'est un mal nécessaire. La clé, c’est de créer un cadre où cela devient possible — et même agréable.


Il y a quelque temps, je suis tombée sur une citation d’Eleanor Roosevelt :

« Chaque jour, fais une chose qui t'effraie. »

Et sur une infographie qui illustrait les différentes zones que nous traversons quand nous apprenons : la zone de confort, la zone de peur, la zone d’apprentissage, puis la zone de croissance.


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J’ai trouvé cette représentation si juste — non seulement pour l’apprentissage d’une langue, mais aussi pour l’enseignement.


Nous aimerions tou·tes progresser sans inconfort, parler couramment sans faire d’erreurs, comprendre sans effort, avoir une prononciation “naturelle”. Mais la vérité, c’est qu’il n’y a pas d’apprentissage sans une part d’inconfort. La peur n’est pas l’ennemie de l’apprentissage : elle en fait partie.


Quand nous sortons de notre zone de confort, notre cerveau s’éveille. Il devient curieux, attentif, prêt à faire de nouvelles connexions. Mais si la peur devient trop forte — si l’on se sent jugé·e, en insécurité ou ridiculisé·e — le cerveau se ferme, et plus rien ne passe.


C’est pourquoi le sentiment de sécurité émotionnelle est essentiel à tout apprentissage.

Et c’est aussi là que le rôle de l’enseignant·e prend tout son sens : notre mission n’est pas seulement de transmettre un savoir, mais de créer un espace bienveillant où les apprenant·es peuvent traverser la peur, pas à pas, pour atteindre la zone d’apprentissage. Un espace où l’erreur devient une donnée utile, pas une faute à éviter.


Dans mes accompagnements, c’est exactement ce que je cherche à offrir :un environnement sûr, sans jugement, propice à la découverte et à la progression. C’est là que la magie opère, discrètement, mais profondément.


Alors aujourd’hui, j’aimerais vous transmettre le conseil d’Eleanor Roosevelt :

👉 Faites une chose qui vous fait peur. Cela peut être de prendre la parole en français, de tester une nouvelle approche d’enseignement, ou simplement d’oser changer votre manière d’apprendre.


Chaque fois que vous le faites, vous élargissez votre zone d’apprentissage — et votre zone de liberté.


Et vous ?

Quand avez-vous quitté votre zone de confort pour la dernière fois — dans l’apprentissage ou dans l’enseignement ? Qu’avez-vous découvert de l’autre côté de la peur ? Partagez votre expérience : elle pourrait inspirer d’autres à faire, eux aussi, ce petit pas courageux aujourd’hui.

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